Propos général de l'artiste
La sculpture est pour Frédérick Johner un moyen d'expression qui lui permet d'avoir la sensation de créer libre de toute contrainte et de manifester un propos qui, plus souvent qu'autrement, fait référence à sa révolte contre la bêtise humaine. Cette bêtise, volontaire ou involontaire, qui se manifeste des milliers de fois par jour sur la planète. Des gens qui tuent les autres violemment, politiquement, économiquement ou religieusement. On n'a qu'à ouvrir le poste télé et s'intoniser à un réseau d'information en continue pour s'en rendre de suite compte.
Toutefois, il arrive que l'on nous annonce qu'une catastrophe naturelle a fait de nombreux morts. Ces actes de, ô la combien puissante et vénérable, mère nature permettent de raffraîchir momentanément à la mémoire de l'homme qu'elle seule est propriétaire de la terre et que ses locataires n'ont qu'à bien se comporter pour qu'elle cesse de s'enrager, de se décontenencer. Pour le moment, elle cherche à affaiblir la race humaine car c'est le principale cancer qui la ronge. Comme tout ce qui est vivant, ses anticorps doivent éliminer les parasites.
Les sculptures dénoncent et rendent compte de cette situation à travers le regard et le psychique de l'artiste. Serge Belo, artiste peintre et Frédérick qualifient leurs oeuvres faisant parti d'un courant qu'il baptise en 2007 le fractionnisme avec des embranchements dans le fissurisme et le fracturisme.
L'exposantionalité du réchauffement climatique et la quantité d'êtres humains sur la terre cause et causera d'avantage de lésions qui fractionnent le cours des choses. Plus on fractionne, plus on se rapproche de l'infiniment petit, plus les chances de survie sont élevées. Par conséquent, plus l'infiniment petit s'adapte, plus les nouveaux virus veullent occuper le territoire. L'idée s'est de fractionner juste dans la zone comfort tant pour l'artiste, que pour l'humanité, que pour celle qui nous héberge, la Terre.
La forêt de cette dernière est le lieu de ressourcement et de bien-être de l'artiste. Il y retrouve le beau, la beauté, la splendeur, l'élégance et bien sûr le calme et la paix. C'est dans cette nature qu'il puise sa matière première pour évoquer le beau dans un propos laid. Citadin pour le moment, il aspire à pouvoir vivre rapproché et lié avec la nature. La ville en général le répugne. Elle est pour lui le reflet de la totale dépendance envers l'économie pour survivre. Combien ne savent pas identifier les arbres qui les entourent? La ville c'est le symbole de la piasse. Les gouvernements s'arnachent à garder les gens dans l'ignorance en éducation, en ce qui a trait au mode survie, afin de les rendre dépendants du système et de son roulement économique, perpétuellement grandissant, jusqu'à sa chute, qui se trouve selon plusieurs, à nos portes.
Evidemment qu'il y a du bien à fréquenter la ville. En général, c'est plutôt laid et bétonné mais, il y retrouve quand même du beau dans l'architecture, le design et les parcs et jardins publics et privés. Également, un lieu où le savoir s'y retrouve condensé et accessible. Toutefois, le bruit est omniprésent, la pollution de l'air est permanente, la pollution visuelle est envahissante.
Bref, ses sculptures ont besoins de sortir de l'atelier et cette section du site est le premier pas accessible pour le faire. Plus souvent qu'autrement, elles sont en bois et en matériaux réutilisés. Il aspire à la sculpture sur pierre et les bronzes en temps venus.