Frédérick Johner
L'artiste et l'artisan
Né à Montréal en 1973, il développa le goût des arts et du travail soigneusement fait grâce à l'influence familiale. Fils d'un chef-patissier-chocolatier-sculpteur de renom, neveu de Dapila designer-peintre-sculpteur et petit fils de Jean-Paul Lamothe homme de tout les métiers et amant de la nature.
Les circonstances de la vie l'ont vite ammené à quitter la ville pour le village de Banff au milieu des rocheuses en Alberta. Là, pendant deux ans, il découvrit un émerveillement face à la splendeur et la tranquillité de la nature. Il suivit quelques cours de dessins au réputé Banff Arts Center et découvrit différents métiers.
De retour à Montréal, il termina ses études secondaires avec succès et poursuivit en cinéma au Collège Ahuntsic puis, en design de l'environnement à l'UQAM qu'il dû quitter pour enchaîner en ébénisterie et menuiserie architecturale à l'EQMBO. Différents cours s'ajoutent dont, une suite en design et architecture, à long terme, à l'université. Tout ça sert de base à la réelle formation qui cette fois-ci n'est pas dispensée par une institution. La formation autodidacte lui a permis d'apprendre la charpenterie (timber frame), la sculpture, le design de maisons solaires visant l'autonomie énergétique et alimentaire, la reconnaissance et l'usage des arbres, des plantes et des champignons comestibles. Bref, tous ces apprentissages ont un but commun, l'autarcie.
Ce dernier champ d'intérêt devint une nécessité lorsqu'il fut mis en garde, il y a douze ans, de la rapidité et des graves conséquences vers lesquelles l'humanité sera confrontée. Le gouvernement cache bien des choses! Hubert Reeves confirma les doutes qui persistaient avec la publication de «Mal de terre». L'effet de l'«exponsantionnalité»! C'est comme le slogan «bigger is better».
C'est exactement ce dont Frédérick se bat à ne pas devenir. Pour lui «small is beautiful», plus consciencieux et personnalisé. Vouloir vivre la vie à taille humaine et non en compétition avec les technologies informatiques et robotiques toujours plus rapides, plus performantes. Il croit que les vieux métiers qui servent à subvenir aux besoins fondamentaux (se loger, se nourrir, se vêtir, se soigner) doivent-être préservés. Au même titre que l'implantation récente d'une voûte dans un flanc de montagne en Scandinavie pour conserver les semences de la flore planétaire.
Il ne renie surtout pas la plus grande invention de toute l'humanité pour faire fonctionner ses outils issus de la modernité. Prendre le meilleur d'hier et d'aujourd'hui en ayant des valeurs limitatives pour le plus grand respect que l'on doit à mère nature.
Il fonda en 1998 Créations Art du Commun qui devient la raison sociale de son autonomie.